Aide à domicile

L’aide aux personnes âgées en Suisse Aucune loi ne réglemente de manière globale et uniforme la prise en charge des personnes âgées qui ont besoin d’aide et de soins. Les dispositions pertinentes sont disséminées dans les lois sur les assurances sociales, dans la législation cantonale et dans d’innombrables directives communales. Il en résulte d’importantes disparités régionales dans la façon de concevoir et d’assurer la prise en charge des personnes âgées. Une caractéristique commune de ces dispositions est toutefois qu’elles ne tiennent pas compte de l’aide aux personnes âgées.

Cette aide prend deux formes principales : celle d’un travail relationnel et celle de prestations spécialisées fournies en complément des soins. Cette distinction permet elle-même de différencier l’aide implicite de l’aide explicite (Imhof et al. 2010, 8). L’aide implicite correspond à une attitude fondée sur la bienveillance et le soutien. L’accent est mis sur les besoins de la personne tels qu’ils sont identifiés par le dialogue. L’aide explicite comprend des mesures d’occupation et d’activation proposées dans le cadre de programmes spécifiques. L’accent est mis ici sur la vie quotidienne et sur la façon de l’organiser. Il s’agit, par exemple, d’aider les personnes âgées qui vivent chez elles à faire leurs courses, à préparer leurs repas ou à accomplir des tâches ménagères physiquement pénibles, mais aussi de leur apporter un soutien psychosocial (cf. Fluder et al. 2012).

L’aide aux personnes âgées peut revêtir des formes variées selon que ses bénéficiaires vivent à domicile ou en institution, ce qui la rend difficile à définir. De plus, elle n’est pas facilement quantifiable en termes de périodes et de valeurs économiques clairement définies. Le rythme auquel elle est apportée dépend plutôt de la situation de vie et des besoins spécifiques des bénéficiaires. L’aide doit donc (pouvoir) s’adapter à l’imprévisible et à l’inattendu.

Les différentes phases de la prise en charge Vivre le plus longtemps possible chez soi de façon autonome est une aspiration pour la majorité des personnes âgées. C’est aussi un objectif de la politique de la vieillesse auquel les acteurs tentent de répondre en mobilisant différentes ressources. L’art. 112c, al. 1, Cst. oblige les cantons à pourvoir à l’aide à domicile. Le but est d’éviter ou du moins de retarder le séjour des personnes âgées en institution, mais aussi d’encourager, de maintenir et de soutenir l’indépendance et l’autonomie des personnes qui ont besoin de soins et de soutien. La prise en charge sociale et sanitaire se limite toutefois aux seuls soins. Aucune professionnalisation de l’aide n’est prévue, en dépit du rôle important qu’elle pourrait jouer pour prévenir la dépendance. Le soutien aux personnes âgées dans leur vie quotidienne est une responsabilité qui est reportée sur l’environnement social.